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Connaissez-vous la chanson

"TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE"  ?

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André Malraux : "J'ai longtemps subordonné la France à la justice sociale. à l'heure actuelle je subordonne la justice sociale à la Nation, parce que je pense que si l'on ne s’appuie pas sur la Nation, on ne fera pas de justice sociale, on ne fera que des discours"

 Référencé par Blogtrafic

Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 19:30

Je ne résiste pas au plaisir de publier cet article d'un cercle d'économistes qui en a marre de la démagogie de nos chers amis gaulois.

Ils ont décidé de créer un blog : Ecopublix
Allons, un peu de sérieux et écoutons les
.

http://www.ecopublix.eu

C’est bien connu : les Gaulois adorent débattre. Carte scolaire, retraites, niveau de la dette, jurys populaires, Banque centrale, réformes des universités, délocalisations, etc. : il n’est pas un thème qui n’attise des polémiques enflammées dans les journaux et les blogs de Gaule. Et si les sujets économiques y occupent une place de choix, c’est sans doute parce qu’ils cristallisent les passions d’un peuple ô combien belliqueux.

Malheureusement, lorsqu’il parle d’économie, le Gaulois se montre souvent irascible et de mauvaise foi (« Alésia ? connais pas ! »). Il préfère les discours incantatoires et les postures idéologiques à l’analyse sereine des faits et des chiffres. Tantôt déclinologue, tantôt utopiste, il se méfie des statistiques et, plus encore, des économistes, qu’il soupçonne d’être à la solde de l’Empire romain. Ne comprenant guère leur dialecte barbare, qui semble consister en la répétition inlassable de mots déplaisants (« incitations », « efficacité », « évaluation », « coût-bénéfice »), le Gaulois se refuse à les considérer comme les représentants d’une science digne d’intérêt. Et lorsqu’il se demande si l’existence de fortes subventions à la production des menhirs est ou non une bonne chose, il préfèrera toujours s’en remettre à l’avis éclairé du barde Bernarmarix, au prétexte que sa harpe passe mieux à la télé que celles des économistes compétents.

Il faut reconnaître que les chefs Gaulois ne montrent pas vraiment l’exemple : la période électorale, qui les voient briguer les suffrages de leurs compatriotes, tourne invariablement au festival de la mauvaise foi, des chiffres maltraités et des promesses inconsidérées. A les entendre, il n’est pas un problème économique – logement, éducation, emploi, retraites – qui ne puisse être réglé par une bonne rasade de potion magique, délicatement parfumée au déficit public. Mais gare à celui qui oserait mettre son nez dans la recette ! Car il n’est rien qu’un chef gaulois déteste plus que de voir ses politiques publiques évaluées par des économistes indépendants, donc pas assez serviles. C’est pourquoi les chefs gaulois et leurs sbires gardent jalousement le secret de fabrication de la potion qu’ils distribuent si généreusement au bon peuple de Gaule.

Notons également que paresseux et un poil arrogants, les Gaulois et leurs chefs ignorent superbement les réformes économiques menées chez leurs voisins Goths, Bretons ou Helvètes. Pourquoi en effet s’intéresseraient-ils à ce qui se passe au-delà des frontières de la Gaule, puisqu’ils sont, comme chacun sait, les meilleurs dans tous les domaines ? Tout juste ont-t-il entendu parler de la « flexicurité » des Normands, mais sans être véritablement capable d’expliquer de quoi il s’agit exactement. Cette absence de curiosité pour ce qui se passe ailleurs est dommageable à double titre : d’une part, elle prive les Gaulois de précieux enseignements pour mieux comprendre leurs propres politiques publiques et proposer des réformes efficaces ; d’autre part, elle alimente chez eux un discours détestable fait d’autosatisfaction et d’immobilisme.

C’est parce que nous ne nous satisfaisons pas de la manière dont le débat économique fonctionne aujourd’hui en Gaule et que nous avons acquis la conviction que l’économie publique a son mot à dire que nous, jeunes chercheurs en économie, avons décidé de lancer ce blog collectif. Ecopublix a pour ambition de faire parler les faits et les chiffres pour tenter d’éclairer les enjeux de questions aussi diverses que l’éducation, l’emploi, les retraites, le logement, les marchés financiers, le développement, etc. L’une des ambitions de ce blog est de s’appuyer le plus possible sur les résultats de travaux empiriques consacrés à l’évaluation des politiques publiques françaises ainsi que sur les enseignements des réformes économiques menées à l’étranger.

Mais rien ne serait plus faux que de nous présenter comme des donneurs de leçons psychorigides et insensibles à la dérision. Car bien qu’économistes, nous n’en demeurons pas moins gaulois : c’est pourquoi nous ne nous interdirons pas de ponctuer ici et là ce blog de billets d’humeur, au ton forcément subjectif et partial…

Longue vie à Ecopublix, par Toutatis ! http://www.ecopublix.eu

Par Frédéric BOBARD - Publié dans : economie
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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 06:09

        L’Actualité du gaullisme de Roland HUREAU (éd. F.-X. de Guibert, mai 2007)

Loin du discours hagiographique ou commémoratif, Roland Hureaux propose une vision renouvelée et moderne du gaullisme.

Il en montre d’abord le fondement anthropologique : la conception que le général de Gaulle avait du fait national et des responsabilités du président, s’enracine dans une réalité à la fois multiséculaire et universelle : le principe de leadership. 

L’humanité est composée d’entités organisées héritées de l’histoire qu’il n’appartient à personne de refonder arbitrairement. Aujourd’hui, les Etats-nations sont et demeureront pour longtemps encore, n’en déplaise aux tenants des utopies supranationales, le groupe pertinent. Ce qui ne veut pas dire que ces États soient appelés à se replier sur eux-mêmes ou à se faire la guerre : ils se doivent au contraire respect et reconnaissance mutuels en vue d’un dialogue et d’une coopération féconds .

A la tête de ces groupes humains, se trouve un chef ou leader, héréditaire ou élu. Ce que les peuples attendent de lui s’inscrit dans les fondamentaux de la nature humaine : les défendre, assurer la paix, la cohésion, la prospérité, soutenir leurs intérêts matériels et spirituels, promouvoir leur rayonnement. Cela suppose que le chef demeure un homme libre, à la tête d’une entité souveraine et qu’il bénéficie du consentement populaire, dont la démocratie est la forme moderne.

Cette conception se situe dans la continuité d’une école de pensée trop méconnue en France : le libéralisme catholique dont Chateaubriand, référence intellectuelle fondamentale du général, fut la figure emblématique. .

Elle se trouve à l’opposé de ce qui constitue le « mal du siècle », l’idéologie, forme de gouvernement pervertie dont le principe n’est pas le service pragmatique des intérêts d’une communauté concrète mais l’asservissement à une Idée supposée salvatrice, généralement simplificatrice et oppressive, souvent paravent d’une domination étrangère (la « Révolution nationale », le socialisme, la supranationalité). Le gaullisme est la forme achevée de la politique conforme à la nature : une politique sans idéologie.

Soucieux de maintenir une distance critique, Roland Hureaux pose aussi la question : "de Gaulle fut il infaillible ?". Pour y répondre en toute liberté.

Ce recueil d’études vient à point pour rappeler, peu après le référendum du 29 mai 2005 et  une élection présidentielle décisive, l’éminente actualité du gaullisme  

Normalien, ancien élève de l’ENA. Essayiste. Derniers ouvrages :

 Les Nouveaux féodaux - Le contresens de la décentralisation (Gallimard, 2004),

L’Antipolitique (éd. Privat, coll. « Arguments », 229 pages, février 2007, 229 p., 16,15 €) et

L’Actualité du gaullisme (éd. F.-X. de Guibert, mai 2007)

Retrouvez la suite de cet article sur mon site internet : http://www.wmaker.net/mappemonde/

Par Frédéric BOBARD - Publié dans : Lectures
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 11:16

Nicolas Sarkozy lance la campagne législative

Par son image personnelle, par les actes politiques de la composition de son Gouvernement, le Président met son camp en ordre de campagne.

Il ne fait guère de doute que l'UMP obtiendra assez facilement la majorité absolue à l'Assemblée Nationale.

Il sait que le pays attend du neuf. Il va l'incarner alors même que ses concurrents flottent après la défaite de la présidentielle.

Clinton et Gore lors de leur première campagne présidentielle contre Bush senior savaient que l'atout de leur jeunesse était une carte majeure.

La première image de la jeunesse c'est le mouvement. Lors de chaque déplacement, le jogging était le point de passage obligé.

C'est une habitude conservée même après l'élection. Les Français se souviennent peut-être de Bill Clinton joggant entre les voitures des Champs Elysées avant d'être reçu à l'Assemblée Nationale...

Bill préfrérait peut-être trop les pizzas et le coca. Nicolas a semble-t-il les mêmes penchants pour une certaine cuisine italienne mondialisée.

Cet élan devrait être le meilleur atout pour gagner une large majorité parlementaire.

Par Frédéric BOBARD - Publié dans : politique
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Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 07:33

Je profite d'un petit moment de calme entre les deux tours de cette élection pour vous livrer mes impressions sur ce curieux premier tour.

C'est vrai cette élection n'est vraiment pas comme les autres.

D'abord la participation qui une première surprise

Victoire pour qui ?
D'abord la participation qui est une première surprise, à part la forte mobilisation que nous avons connue pour la victoire du NON en 2005.
Le raz de marée de la participation est d'une telle puissance que le 22 avril 2007 s'inscrit lui aussi dans la lignée des votes d'insurrection civique qu'ont été ceux des régionales ou du référendum européen. C'est un nouveau vote contre un système à bout de souffle, mais qui cette fois, s'exprime en positif, pour un renouveau. Son message se résume en quelques mots : la politique peut et doit servir à quelque chose. Il s'accompagne d'un codicille capital pour qui croit en la démocratie : le changement passe par le vote et pas par des voitures brûlées.
Il se prolonge par le refus des votes protestataires qui contribuaient à maintenir le système en place et à bloquer toute évolution.
La candidature de Nicolas Dupont-Aignan avait toute sa place dans ce contexte de participation active, l'objet de sa présence était justement de rejeter les extrêmes et représentait un vrai choix alternatif pour les Français.
 
La suite de cet article >>>>>>>cliquez sur le lien>>>>>
Par Frédéric BOBARD - Publié dans : EVENEMENT
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 09:57

"Sans la liberté de blamer, il n'est pas d'éloge flatteur" disait Beaumarchais.


Je tenais à réagir sur le blog " Tout va très bien Mme la Marquise" sur la polémique née de la volonté de débattre de Royal et Bayrou.


La France est-elle encore une démocratie ?

où toutes les opinions peuvent s'exprimer, où toutes les initiatives peuvent être prises ?

sans que des pressions s'exercent ostensiblement sans cesse, sans que des pouvoirs obscurs et occultes interagissent pour empêcher le plein exercice de notre droit fondamental : la liberté d'expression.

Dans cette affaire, qui a raison qui a tord ? ce qui est sûr c'est qu'il existe dorénavant des structures qui peuvent empêcher son libre épanouissement.

Bien sûr, Bayrou l'a mauvaise depuis la proclamation des résultats. Pourtant son score est excellent puisqu'il a triplé ses suffrages en 5 ans, qui dit mieux !

Mais est-ce une raison pour cadenasser le débat démocratique.

Royal veut se rapprocher des centristes. C'est une option politique qu'elle a décidé de choisir. Elle souhaite le faire dans la lumière et non pas sous le manteau. Un débat est vraiment une nécessité dans ce cas de figure qui honore certains médias.

Alors vive RMC et BFM

la suite >

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Par Frédéric BOBARD - Publié dans : Libertés
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /Avr /2007 13:59

Où le président de la République sera-t-il honoré pour la première fois ? Ni à Paris, ni en Corrèze…

Verra-t-on bientôt ces plaques fleurir dans les villes françaises ? La première commune à se lancer se situe en fait…
dans les Territoires palestiniens ! Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité Palestinienne, vient en effet d’annoncer à son homologue français que la ville de Ramallah, en Cisjordanie, va renommer un de ses grandes artères du nom de Jacques Chirac.
Qualifié de « grand homme » par Abbas, Jacques Chirac s'y était rendu en octobre 1996 et avait été acclamé par la population après sa visite mouvementée de la vieille ville de Jérusalem où il s'était opposé aux services de sécurité israéliens (revoir la vidéo). Le président, qui ne brigue pas un troisième mandat, aura tout loisir d’aller visiter « sa » rue, à l’invitation de Mahmoud Abbas.
















Par Frédéric BOBARD - Publié dans : EVENEMENT
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /Mars /2007 19:49

Une secrétaire britannique assigne son employeur aux prud’hommes de Paris pour licenciement abusif. Elle est accusée d’avoir parlé de son entreprise sur son blog.

« C’est assez stressant tout ça ! », reconnaît Catherine Sanderson dans les couloirs du Tribunal des Prud’hommes de Paris (10e). Plus connue sous son pseudonyme, « Petite anglaise », cette blogueuse originaire du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, n’aurait jamais imaginé que son passe-temps la conduirait ici.
En avril 2006, elle a été licenciée sans avertissement de son poste de secrétaire pour « cause réelle et sérieuse », à savoir la perte de confiance. Son employeur, le cabinet d’expertise Dixon Wilson, lui reproche d’avoir dénigré ses supérieurs et d’avoir nui à l’image de son entreprise sur son blog (www.petiteanglaise.com). Lors de l’audience, maître Muriel Humbert, représentant le cabinet, précise que l’employée a également reconnu avoir alimenté ce blog sur son lieu de travail. Pourtant, à aucun moment Catherine Sanderson ne nomme ni son patron ni son entreprise. « Ce sont des blagues qu’ils ont prises au sérieux », affirme la jeune femme qui n’a pas l’air de comprendre ce qui lui arrive. Quand elle a appris son licenciement, elle s’est dit « sonnée » : « Je ne m’attendais pas à ce que tout ça prenne une telle ampleur... » Parmi les passages incriminés, la défense cite un extrait dans lequel « Petite anglaise » qualifie son patron de « twunt », un mot anglais inventé.

Dans le dossier d’accusation, il a été traduit par « enculé » - « une des insultes les plus fortes que je connaisse en français », s’étonne Catherine Sanderson sur son blog.
Lors de sa plaidoirie, son avocat, maître Bruno Courtine, corrige cette traduction par un terme moins connoté : « enfoiré ». « Mon intention n’était pas de nuire à qui que ce soit », affirme la jeune femme de 34 ans, qui vient de signer un contrat pour deux livres chez Penguin, la célèbre maison d’édition britannique. Le premier est d’ailleurs directement inspiré d’une histoire d’amour relatée sur son blog. Il sortira en janvier 2008 au Royaume-Uni sous le titre « Petite anglaise »... mais il n’y sera pas fait mention de son licenciement. « A l’avenir, je me poserai plus de questions. J’ai été un peu naïve, sans doute », reconnaît-elle. Son avocat, spécialiste du droit du travail, réclame 92 000 € de dommages et intérêts, soit l’équivalent de deux ans de salaire.
Il espère que cette affaire fera jurisprudence : « Il y a de plus en plus de cas de ce genre. C’est un sujet original et contemporain. » Il ajoute, confiant : « Aujourd’hui, la tendance est à la reconnaissance de l’espace de liberté et de vie privée du salarié, à condition que cela n’entrave en rien son activité. » Le blog de Catherine Sanderson décrit le quotidien de « Petite anglaise » à Paris, par des commentaires volontiers impertinents, « mais en rien insultants », précise Me Courtine. Il reçoit aujourd’hui 4000 visites par jour et jusqu’à deux millions d’internautes se sont déjà connectés sur le site. La décision du tribunal sera rendue le 29 mars.

Pauline ( Paris) Agora Vox
Par Frédéric BOBARD - Publié dans : Libertés
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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /Mars /2007 11:32
Qui a parrainé qui en 2007 ?
Pour tout savoir visitez le site  :


 http://www.wmaker.net/mappemonde/
 http://www.wmaker.net/mappemonde
Par Frédéric BOBARD - Publié dans : politique
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 19:31

Et pourquoi ne pas régler cette affaire de parrainages entre hommes de bonne volonté ? C'est en tout cas l'idée de l'ancien sénateur UMP de Paris, Michel Caldaguès, qui s'est adressé mardi 13 février au président de son parti pour qu'il accorde à Nicolas Dupont-Aignan les 50 parrainages manquant afin que le candidat gaulliste puisse se présenter. Contacté par marianne2007.info, le candidat de Debout la République était au courant de cette initiative et se déclare « ouvert à toutes les contributions. » Au dernier compte, il disposerait de 460 formulaires validés.

in Objectif France Magazine
http://www.gaullisme.fr/
 
Par Frédéric BOBARD - Publié dans : EVENEMENT
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 06:42

Fracture immobilière ou les classes moyennes en voie de disparition. Le sociologue Louis Chauvel s'est penché sur l'état et le devenir des "classes moyennes, le grand retournement".

Le mal-être est certain, et les classes moyennes, ces grandes -locomotives- sacrifiées, se réduisent comme une peau de chagrin. Les pays anglophones leurs ont trouvé une appellation : "shrinking middle class", et ce sont surtout les jeunes qui en font les frais.

"Il s'agit bien aujourd'hui de jeunes diplômés de l'université issus des catégories intermédiaires qui voient se dérober sous leurs pas les dernières marches à l'entrée dans les classes moyennes. Ils vivent ce retournement comme un risque de déchéance dans une classe d'incertitude sans avenir ni retour, et leurs parents assistent avec eux à l'extinction d'un projet social hier triomphant.

Il a fallu plus de dix ans pour mettre clairement en évidence cette nouvelle dynamique, installée dans les réalités objectives depuis bien plus longtemps, mais que notre capacité de déni nous empêchait de voir clairement."

Le constat est amère, mais juste. Un jour, un homme public avait dit, crûment : "les classes moyennes, mais quelles classes moyennes, elles ont été dégommées !" Je ne me souviens pas de l'animal politique qui a prononcé cette ceci, mais la phrase, elle m'est restée. Les jeunes ne parviennent plus à intégrer les classes moyennes, et le diplôme, en tout cas universitaire, ne leur garantit plus de pouvoir en faire partie.

"Simultanément, le déclin de la société salariale se mesure aux coûts de la vie spécifiques selon l'âge : dans Paris intra-muros, un salaire annuel net gagné entre 30 et 35 ans permettait d'acheter 9 m2 en 1986, et seulement 4 aujourd'hui."

Et le SMIC annuel permet de gagner entre 1 et 2 m² dans la capitale, comme dans le tiers-monde, nous l'avions déjà calculé.

"A la location, le temps de travail qui permettait de jouir de 1 mètre carré n'offre maintenant qu'une bande de 50 centimètres sur 1 mètre. Au contraire de ceux qui se sont endettés à temps pour bénéficier de l'inflation, les jeunes aux revenus stagnants mettront au mieux deux fois plus de temps à acquérir le même bien."

Ce surendettement, ces montagnes empruntées aux banques pour un bien qui sera trop petit à terme, nous le dénonçons sans relâche. Espérons que les trop nombreux Robien, vont calmer les propriétaires qui ont confondu la location avec un salaire où une retraite.

Décemment, on ne peut concevoir de vivre grâce à la mise en location d'un bien. Le locataire doit pouvoir (sur)vivre lui aussi. La location d'un bien, s'il n'est pas immense et exceptionnel, ne peut être équivalente à un salaire moyen. Or c'est ce qu'on oublié de nombreux propriétaires, qui grâce à un bien banal s'improvisent rentiers.

Mais les salaires des jeunes ne suivent pas et ils se paupérisent, vivent dans des logements qui ne leur permettent pas d'envisager d'y fonder une famille : leurs "abris" sont bien trop petits pour envisager d'y accueillir des petits.


 

Ci- dessous une video décapante sur les classes moyennes, à écouter et regarder





Par bobard frederic - Publié dans : social
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 21:18


Retrouvez le portail internet de TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE, à ne pas manquer ...

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Par bobard frederic - Publié dans : EVENEMENT
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 06:37

L'ISF et l'abbé Pierre

Par Jean-Claude Depoil, agriculteur, Saint-Didier en Donjon (Allier).
Quelles bandes d'hypocrites ! Le jour de la mort de l'abbé Pierre ils sont tous à verser des larmes de crocodile sur sa dépouille... Car, on pourrait très bien imaginer qu'une bonne politique fiscale permettrait une redistribution aux plus pauvres et notamment pour des logements accessibles aux plus humbles…



Nous pouvons effectivement se demander si le monde du travail a encore le droit à la parole quand nous voyons se dérouler cette campagne électorale. Tout d'abord les ténors sont issus de la bourgeoisie et paient l'ISF, et en plus on les plaint (pauvres malheureux). La seule question qui semble préoccuper le monde médiatico-politique c'est comment supprimer ce fameux impôt sur la fortune et réduire l'impôt sur le revenu.

Pourtant, c'est bien une conquête de la république cet impôt sur le revenu, par contre aucun mot sur l'impôt le plus injuste en l'occurrence la TVA ou encore les taxes sur les carburants !
Quelles bandes d'hypocrites ! Le jour de la mort de l'abbé Pierre ils sont tous à verser des larmes de crocodile sur sa dépouille, j'en suis profondément écœuré. Car, on pourrait très bien imaginer qu'une bonne politique fiscale permettrait une redistribution aux plus pauvres et notamment pour des logements accessibles aux plus humbles, mais je crois que je rêve n'estcepas ?

Décidément, la justice sociale est encore à des années lumières, les riches veulent être encore plus riches, tant pis si les pauvres sont encore plus pauvres, on s'apitoiera sur leurs sorts devant les caméras, et vogue la galère ! Cette société du paraître et du faire semblant m'est de plus en plus insupportable, et le pire c'est que les victimes de cette politique se réfugient dans le vote lepeniste, ce milliardaire fasciste.

Il me semble que les médias ont aussi à s'interroger sur leurs rôles notamment quand ils confondent, commentaires, analyses, et retranscription de l'évènement. Comme si les gens n'étaient pas capable de tirer les leçons de l'actualité ? Un exemple simple ; une grève à la SNCF- que voit- on : un micro trottoir et des usagers qui pestent sur les retard des trains et souvent même pas un mot sur les raisons du conflit !

Il est grand temps, je pense, que chacun comprenne, que le mot politique n'est pas à employer à n'importe quelle sauce, et qu'enfin chacun, même pauvre est un citoyen à part entière : la république ce n'est pas que le Panthéon, l'Elysée ou l'Assemblée Nationale, c'est aussi son quartier, sa banlieue, son village, son hameau.

Ce coup de colère est d'autant plus justifié pour moi paysan, qui passe mes journées à produire de la nourriture et qui voit le soir au 20 heures, des SDF qui n'ont rien à manger ou des familles ou le seul repas que reçoivent les enfants est à la cantine quand ils peuvent encore la payer. Et nous sommes en 2006 soit 52 ans après l'appel de l'abbé Pierre !

Jeudi 25 Janvier 2007
Jean-Claude Depoil
( publié dans le journal marianne)
Par Jean Claude Depoil - Publié dans : social
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 06:36
Je ne sais pas si vous consultez votre horoscope tous les jours, mais en ce début d'année de nombreux astrologues se sont essayés à cet exercice difficile: qui va gagner l'élection présidentielle ?
Il n'est peut-être pas plus ridicule d'écouter ce qu'ils disent que de prendre pour argent comptant les sondages qui nous sont servis toutes les semaines. En faisant un peu de rétrospective, c'est rituel en ce début d'année, on s'aperçoit que la fiabilité de nos amis sondeurs est à peu près au niveau des prédictions des astrologues. Quand je pense que ces messieurs n'avaient pas prévu LE PEN au second tour de la Présidentielle de 2002 !!!

Que dit par exemple Patrick Bourriche, astrologue ?

Il pense que Ségolène Royal peut gagner en 2007.Il nous explique pourquoi :


"J'étudie depuis longtemps les positions astrales des vainqueurs de compétitions, qu'elles soient sportives ou politiques. Il est possible depuis d'en déduire de véritables lois scientifiques difficilement contestables. Il ne s'agit pas d'oracles, mais bien de positions chiffrées et mathématiques...

Il s'avère en effet que lorsque deux compétiteurs s'affrontent, c'est celui qui verra la planète Mars (au jour où se jouera la finale) revenir sur un astre quelconque de son thème natal (de préférence Mars, Mercure ou la Lune) qui connaîtra la victoire. Statistiquement, cette aspect est vérifiable environ 9 cas sur 10 lorsque Mars se trouve dans le secteur de l'un des deux compétiteurs. Le jour du 6 mai 2007, Ségolène Royal sera la seule de tous les candidats engagés à connaître cette configuration victorieuse.

Ainsi, Mars, l'astre de la victoire, reviendra exactement sur sa Lune natale en Verseau au soir du 6 mai 2007 (à moins de 1°) à l'image de Jimmy Carter lors de son élection à la présidentielle étatsunienne de 1976. Aucun autre candidat que Ségolène Royal ne connaîtra un tel cycle positif durant les élections présidentielles de 2007. Ce pourquoi j'affirme par l'astrologie indosidérale (avec le zodiaque vrai) que Ségolène Royal sera Présidente de la République en 2007."

Patrice Bouriche déclare également qu'elle serait réélue Présidente en 2012 "si le quinquennat est toujours en place, que les élections aient toujours lieu en mai, et, surtout que rien ne vient interférer sa personne durant les 5 ans à venir".


Gilles DUPUIS, médium a un avis différent :

Monsieur Dupuis voit quelqu'un de la "nouvelle génération" politique l'emporter. Certainement Nicolas Sarkozy puisque sa vision porte sur un membre de l'UMP qui deviendrait ministre. Il prévoit des troubles dans la période post-électorale provoquant des remaniements gouvernementaux (union nationale, cohabitation?).

Enfin, nous sommes allés sur un forum d'astrologie, albumdufutur.com. Pierre prévoit que le 6 mai 2007 sera une bonne journée pour Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Ségolène Royal. Une mauvaise pour Nicolas Sarkozy, par conséquent.

Cet article est léger mais après la trève des confiseurs et les galettes des rois la digestion sera plus facile... Le consistant sera pour un peu plus tard.

 







Par bobard frederic - Publié dans : Lectures
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Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /Jan /2007 10:47





On comprend que Nicolas SARKOZY craigne la concurrence de NDA puisqu'il lui a refusé un temps de parole de seulement 2 minutes au Congrès de l'UMP.

Retrouvez l'essentiel des propositions novatrices de Nicolas Dupont Aignan dans cette vidéo

Par bobard frederic - Publié dans : EVENEMENT
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 21:38

  Que pouvait-on attendre d'autre de l'Europe fédérale en marche ? Rien.

 Le Conseil de l'Union européenne a adopté le 11 décembre dernier, la proposition de directive relative aux services dans le marché intérieur, dite directive «Services». 

 Seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues.


 Je rappelle que ce texte subordonne le droit du travail - compétence encore nationale d'après les Traités actuels - au respect du droit communautaire. Certes le Commissaire McCreevy successeur de Bolkestein a tenté de rassurer les partenaires sociaux, mais c'était aussi lui qui, l'année dernière, justifiait le refus d'une entreprise de Lettonie de reconnaitre les conventions collectives en Suède, dans l'affaire Vaxholm, précisément au nom du droit communautaire... 



  La directive Bolkestein II attribue aussi un pouvoir exorbitant de contrôle de la Commission sur la législation des Etats membres. Il a été également dénoncé les ambiguïtés et les "zones grises" du texte qui laissent toute latitude à la Commission et à la Cour pour imposer notamment le principe du pays d'origine. Rappelons en effet qu'il n'est plus fait mention du droit applicable pour le détachement permanent du personnel employé, de sorte que ce pourra être tant le droit du pays d'origine que celui du pays d'accueil, même si la jurisprudence constante de la Cour de Luxembourg (Cassis de Dijon, 1979 et Säger, 1991) ne laisse aucune illusion sur le dumping social géant qui se prépare. Deux communications interprétatives de la Commission nous donnent déjà le "la" de la dérégulation massive qui s'enclenche. Dans la communication sur les services sociaux, le commissaire Spidla a souligné qu'ils "entrent de plus en plus dans le champ d'application du droit communautaire" relatif au "marché intérieur" et à la "concurrence". Par ailleurs, celle sur le "détachement des travailleurs" annonce une grande offensive contre les réglementations jugées "disproportionnées" de certains Etats membres vis à vis de prestataires d'autres pays de l'Union. Après l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie et la relance annoncée pour 2007 de la partie constitutionnelle du Traité établissant une constitution européenne, l'adoption au Conseil de la directive Bolkestein est une nouvelle gifle pour celles et ceux qui ont voté "non".

Mais, nulle inquiétude : pendant ce temps, Nicolas et Ségolène caracolent dans les sondages. Tout va bien donc. 

Première tentative Après le plombier polonais, l'hôtesse de l'air irlandaise?

 L'hôtesse de l'air irlandaise a sûrement plus de charmes  que le plombier polonais. N'empêche, l'une comme l'autre sont dangereux pour le droit social français.

En effet, Ryanair, compagnie aérienne à bas coût vient de porter plainte contre le gouvernement français parce qu'elle refuse que soit appliqué le droit du travail français à ses employés travaillant en France. Ryanair qui n'aurait pu se bâtir sans les aides européennes (payées par le contribuable français) à l'Irlande depuis tant d'années nous remercie de cette manière (en voulant appliquer un droit du travail à basse garantie sociale à ses employés travaillant sur le sol français).

Il va donc falloir particulièrement suivre la décision des Juges qui "grâce" à cette plainte opportune (les média étant tellement occupés par la présidentielle française) de Ryanair pourraient être tentés de faire entrer dans notre Jurisprudence la Directive Bolkenstein que nos "chers" hommes politiques prétendent pourtant avoir réécrite et renégociée pour être compatible avec le droit français...

Si la Justice dans ce dossier donnait raison à Ryanair, Air France qui a fusionné avec KLM pourrait alors par exemple employer sans problème en France des hôtesses de l'air, stewards, commandants de bord, etc selon le droit néerlandais. De même les transporteurs routiers pourraient ne pas respecter le droit du travail français, etc, etc.

Un peu comme ce que tant Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy veulent faire avec le Traité de Constitution européenne (TCE) qu'ils veulent faire voter (malgré le succès du Non au Référendum) par le Parlement français à l'occasion de la nouvelle présidence allemande...

A mon sens, quand le peuple français s'est déjà prononcé, ce ne sont pas les représentants élus (le Parlement) de ce même peuple qui peuvent décider l'inverse de ce que le peuple souverain a voté.

 Ce serait donc le retour de la Directive Bolkenstein (non pas par la petite porte du Parlement français comme pour le TCE) mais par la petite porte de la Jurisprudence... C'est-à-dire, à la limite pire encore, puisque décidée par des juges donc par des gens même pas élus par le peuple français...

Par bobard frederic - Publié dans : Europe
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /Déc /2006 07:27

Joyeuses Fêtes de fin d'année.

N'abusez pas trop des bonnes choses.

En attendant, à l'année prochaine...

Par bobard frederic - Publié dans : Lectures
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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 11:26

Johnny en Suisse, « une idée fisc »

 Le chanteur, qui avait tenté d’obtenir, en vain, pour des raisons fiscales, la nationalité belge, va s’installer confortablement à Gstaad, en Suisse, à raison de six mois - plus un jour - par an, dès la fin décembre.

 

 

 Pour s’expliquer, la rock-star Jean Philippe SMEDT a fait montre de toute sa poésie en déclarant à la presse : "J'en ai rien à foutre. Tout simplement, j'en ai marre, comme beaucoup de Français, de payer ce qu'on nous impose comme impôts, puis voilà, j'ai fait mon choix". Les fans apprécieront la finesse du style, les autres comprendront que l'Abbé Pierre a enfin trouvé son successeur pour défendre les plus pauvres contre les prélèvements obligatoires trop importants.


Comment un artiste de cette notoriété, nouvellement engagé politiquement et donc à ce titre doublement exemplaire, comment peut-il se comporter de la sorte en se permettant de jongler avec les différents régimes fiscaux européens ?

 C'est une honte, ce monsieur devrait d’abord être radié de l'UMP par son comportement incivique.

 

 Dans cette dream teem de la bonne moralité civique et fiscale, Doc Gyneco, nouvel adhérent UMP, avec aux fesses un redressement fiscal de 700 000 € et condamné à ce titre par la 2ème2004, l'appartement parisien de Doc Gynéco avait été hypothéqué pour éponger une partie des dettes du chanteur, mais on n'était encore loin du compte.

Chers internautes, nous sommes vraiment au cœur de la  république des copains et des coquins. Son soutien surprenant au ministre de l’Intérieur, ancien ministre des Finances, était semble-t-il plus qu’intéressé. Si Sarkozy l'emporte, escompte-t-il une clémence et une grâce présidentielles ?

Mais, pour sa part, notre cher Johnny a semble-t-il anticipé une défaite en allant se réfugier dans la douce et tranquille station de ski de nos amis suisses.
 Dans cette triste affaire, comment a réagi la classe politique française ? À vrai dire, elle s’indigne mollement. Par exemple le ministre délégué à l'Emploi a admis qu'"on a toujours la liberté de franchir les frontières". Pour autant, "ma conception du patriotisme, c'est que c'est en France que je dois fiscalement me domicilier", a-t-il expliqué. La position d’Estrosi est trop ambiguë pour un ministre de la République qui excuse, indirectement, par ses propos, ce type de délinquance en col blanc. Ce n’est pas la peine de voler au secours du show-bizz qui s’exonère déjà de beaucoup de contraintes. Aujourd’hui, c’est un nouveau caprice de stars. Leur raz-le-bol fiscal ne pourra être apaisé qu’en  contournant la loi fiscale française et  pour ce faire, une seule solution, déménager, s’expatrier pour rejoindre un havre de paix… fiscale et pour cadeau payer un modeste ticket fiscal comme en Suisse.

 

  Les politiciens actuellement en place devraient s’indigner, protester devant de tels comportements. Mais comme le souligne François Morvan (1) « le sort de la France comme nation n’est plus à l’ordre du jour de la nouvelle classe capitaliste financière dont les prétendants officiels à la présidence n’aspirent qu’à en devenir les gouverneurs ». Réduits à gérer les affaires courantes, épousant l’idéologie mondialiste, pourquoi montrer l’exemple ? Johnny optimise, comme l’on dit dans certains milieux de la « bulle » (2), sa situation fiscale. L’enjeu de la prochaine présidentielle sera la reconquête du pouvoir par les politiques et non les politiciens.

Car le troubadour de l’UMP a-t-il comptabilisé le total de subventions qu’il a touché des pouvoirs publics qu’il honnit tant aujourd’hui, en particulier des municipalités françaises qui lui ont versé de généreux subsides à l’occasion de ses tournées Tour de France. Alors, il veut partir, chiche, qu’il rende aussi les subventions publiques qu’il a touchées. Tiens, la mairie de Bordeaux devrait se porter partie civile pour réclamer son du.  Nous sommes bien une période de fin de règne où des affaires ont éclaté et d’autres éclaterons avant la présidentielle. Une ambiance en somme très balzacienne d’affairisme où l’individualisme règne en maître. On serait tenté d’écrire un roman, à ce sujet, en écoutant les conseils de Balzac qui disait dans sa préface (3) que le roman est la loupe grossissante des moeurs de son époque. Ce blog tente modestement d’écrire quelles pages de  cette « comédie humaine ».

 

Répétons-le, pour que vive et prospère une collectivité l’impôt doit être prélevé par nécessité et payé à proportion de ses facultés contributives. Ce n’est pas moi qui le dit ce sont les rédacteurs de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. (Article XIII - Pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés).

 

 Ce texte fait encore partie, à ma connaissance,  de notre charte fondamentale de 1958. C’est vrai, sur le plan de la citoyenneté, l'attitude de l’icône des lunetiers est inqualifiable, elle devrait provoquer dans l'opinion les mêmes réactions que lorsqu'un homme politique est accusé de détournement de fonds. Mais c'est un fait que les Français sont sans états d'âmes à l'égard de ceux qui ont décidé de servir l'Etat (et qui gagnent nettement moins que s'ils partaient dans le privé) et d'oeuvrer pour le bien commun alors qu'ils sont prêts à trouver toutes les excuses pour les artistes ou sportifs qui gagnent des fortunes et qui s'expatrient pour ne pas payer d'impôts. De surcroît, ces "stars" poussent l'indécence encore plus loin en allant jouer les donneurs de leçons chez Ardisson ou les bons samaritains aux Enfoirés. La première des générosités, c'est celle qui consiste à payer ses impôts pour financer des écoles, des routes ou les aides sociales, le reste ne sert qu'à se donner bonne conscience à peu de frais.
Mais ce comportement incivique et ingrat n'est possible que parce qu'il existe encore des paradis fiscaux à nos frontières. Entre ces niches et le dumping fiscal pratiqué par certains de nos partenaires européens, la question d'une harmonisation de la fiscalité s'impose plus que jamais. En effet, si nous sommes souvent désarmés face à la concurrence chinoise et indienne, nous saurions en droit d'attendre qu'au sein de l'Europe, l'écart se réduise entre les différentes politiques fiscales menées par tous les Etats membres.
Même, si je suis d’accord pour revoir le dossier ISF, en exonérant par exemple la résidence principale de l’assiette de l’impôt, Il faut également comme le propose Nicolas Dupont-Aignan que cet impôt serve à réorienter une épargne, déjà très abondante par peur de l’avenir, mais disponible dans des secteurs à risque comme dans les Business Angels qui viennent soutenir les PME à fort potentiel de croissance.

 

 Ne soyons donc pas arc-boutés sur des positions idéologiques, mais sachons également être inflexibles sur certaines questions qui relèvent avant tout de la morale. Car cette affaire est symptomatique du délitement du lien d’appartenance à une communauté de destin. Le chanteur Hallyday pense que vivre en France ne donne que des droits. Mais comme le dit Victor Hugo « la république affirme le droit et impose le droit ». Ce vouloir vivre ensemble cher au grand philosophe Renan reste l’un des piliers de notre république. Il est simplement à constater qu’il n’existe plus dans certaine partie de l’élite médiatico-économique qui préfère s’exiler à l’étranger et dans les banlieues, peuplées de bandes occupant des zones de non droit, exilées, elles aussi mais à l’intérieur du pays. Cependant entre les deux, hormis ceux qui ne veulent plus tendre la main, il existe une grande partie du peuple français qui est conscient que sans solidarité entre les riches les pauvres, entre les jeunes et les plus âgés, aucun avenir collectif n’est possible.

  Il est dommage que certains, qui devraient montrer l’exemple, au regard de leur statut social, refusent de faire partie de notre grande famille, hantés semble-t-il, par cette « idée fisc ».  
 (1)    « changer de république » dans perspectives républicaines n°2. Juin 2006. 12 € Edité par l’association Vive la République 18 rue Tournefort 75005 Paris. Courriel perspectives.republi@free.fr  
 (2)    voir le très bon livre de Jean-françois KAHN. Les bullocrates. Edition Fayard. 15 €. 
 (3)    La comédie humaine préface de l’édition de 1842

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Par bobard frederic - Publié dans : Libertés
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 18:43

 

Sur le fond et pour être en lien avec l’actualité j’ai écouté le discours plein de bonnes intentions de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et les enseignants.  

 
Il a prononcé une phrase très intéressante : « C’est par l’éducation que nous lutterons contre le communautarisme », sans expliquer, et c’est dommage, comment les lycées ghettos, que les parents fuiront dès que la carte scolaire aura été supprimée, pourront remonter la pente, malgré les moyens promis. Plus largement, le modèle que nous promet Nicolas Sarkozy, focalisé sur la liberté et la responsabilité individuelle, affirme-t-il le caractère national de l’éducation ? souligne-t-il l’impératif de l’unité des programmes ?
 
Alors je pose la question, car il faut être cohérent dans ses discours, remet-il en cause ce qu’il écrivait dans La République, les Religions, l’Espérance à propos de la vertueuse présence des prêtres et des imams dans les zones déshéritées ? Compte-t-il vraiment lutter contre le communautarisme tout en continuant à assumer ce qu’il y a écrit : « Il y avait des instits et aussi des curés. La religion a contribué à créer des citoyens » ou « Je n’ai fait que constater que, lorsqu’il y a un prêtre ou un pasteur, dans un village ou un quartier, pour s’occuper des jeunes, il y a moins de laisser-aller, de désespérance, et finalement moins de délinquance » ?
 
En fait  Nicolas Sarkozy, me semble t-il,  a toujours vu l’école de la République comme une entrave au libéralisme, comme un poids pour le budget de l’État et non comme un lieu où se forment l’intelligence et la citoyenneté.
Que Nicolas Sarkozy veuille une école et une université qui ne forment pas des chômeurs en puissance, on veut bien le croire. En revanche, qu’il affirme vouloir en faire un instrument contre le communautarisme, on peut en douter !
 
Au sujet de la carte scolaire, thème sur lequel la classe politique se querelle actuellement et qui est portant loin d'être la préoccupation principale des français.
 
C'est récurrent, ce thème n'est plus, me semble t-il, d'actualité.
 
Comment dénoncer les méfaits de la carte scolaire quand on sait que plus de 40 % des parents la contourne ? Comment vouloir sa suppression alors que de fait, il y a mille et une façons de ne pas s'y soumettre ?
 
La conséquence directe : actuellement, le système scolaire n'assure plus la promotion des élites et ceci est grave.
 
Quand le général de Gaulle a mis sur pied les CES, les Collèges d'Enseignement Supérieurs en 1959, sa volonté et celle des gouvernements de l'époque était de créer les conditions favorables à la sélection républicaine des meilleurs sur tout le territoire français et non pas seulement dans le XVI ème arrondissement de la Capitale.
 
Pour bien montrer  que la carte scolaire ne fonctionne plus depuis une vingtaine d’années, nous avons aujourd'hui des décideurs qui décident tous dans le même sens et qui pensent tous de la même façon.
 
Mais pourquoi ? Parce qu'ils sont recrutés quasiment tous dans les mêmes milieux.

 Le pays n’a donc plus la force de se régénérer. Il est las parce que l’ "élite " qui la gouverne est devenue omnipotente, boursouflée et gavée de privilèges qui bloquent toute circulation des talents vers le haut.    

En fait, nous vivons sur une illusion : l'école publique et gratuite est un leurre depuis 20 ans.
Mais ces dernières années les inégalités se sont encore accentuées. J’en veux pour preuve le concours de commissaire de police. Le concours des fonctions publiques, malgré les tentatives de créer d’autres voies inégalitaires et discrétionnaires, est le meilleur système de sélection des talents. La République est-elle juste si la sélection s’opère par l’argent ? Si vous souhaitez avoir une chance de succès, vous devez suivre une préparation  privée parallèle  à celle mise en place par l’Education Nationale. Coût pour les volontaires qui accèdent pourtant par la voie du mérite et de l’effort : 4 000 euros !!!

L’éducation engage l’avenir d’un pays comme la recherche et l’innovation. Un tel sujet mérite réflexion et sérieux.  
  
C'est pourquoi, Nicolas Dupont-Aignan, s'est engagé, s'il est élu en avril 2007, à prendre comme première décision une mesure concrète en direction de l'école primaire. Augmenter du nombre d'heures enseignées en primaire de 9 à 15.

 C'est déjà un beau programme.

 
 

 

 

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Par bobard frederic - Publié dans : ecole
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Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 11:26

Très bonne émission à regarder et à diffuser .

Video de plus d'une heure qui vous permettra de découvrir Nicolas Dupont-Aignan candidat à l'election présidentielle en 2007.

 

 

 

 Voir aussi

Les déficits, tombeau des générations futures

Valeur travail et Mondialisation

 

 

Par bobard frederic - Publié dans : EVENEMENT
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 16:03

 

+ 15 % pour les violences sur les personnes. C'est TROP. Octobre 2006- Nous continuons la radioscopie de la délinquance mais cette fois-ci en Côte d’Or, mon département, d’après les chiffres publiés par la préfecture.

 

La présentation erronée de la délinquance est sa présentation trop générale. Une diminution de plus de 4% est constatée par rapport à octobre 2005, mais il s’agit du chiffrage global, un chiffre à vrai dire fourre tout qui recense à la fois le vol de portables, l’agression d’une dame âgée et l’escroquerie économique. Autant dire qu’il est additionné des poires et des bananes…
 
Si l’on rentre plus dans le détail on peut être inquiet. La délinquance dont la plus scandaleuse est celle dirigée contre les personnes (et vous savez que les personnes âgées, de plus en plus nombreuses, sont les plus vulnérables dans notre société égoïste). Cette délinquance qui devrait être la priorité et l’obsession des pouvoirs publics progresse encore de plus de 15 % ainsi que le nombre d’infractions sur les stupéfiants qui croit de manière spectaculaire de 52 %.

Petite consolation, la délinquance de voie publique baisse de près de 20 %, mais les vols à la tire progressent de 18 %, les atteintes à l’intégrité physique de plus de 6 %, tandis que le nombre de mineurs mis en cause augmentent de 16,94 % à 17,23 %. Le taux d’élucidation est plus haut mais sur l’ensemble de l’année ce chiffre baisse de 4%.

Ce bilan très modeste est plutôt inquiétant, je le répète, pour l’avenir dans une société où ceux qui doivent montrer l’exemple se comportent en voyou.

 Je fais référence en particulier à cette délinquance en col blanc. Si une plus grande fermeté est nécessaire est-il forcément justifier de renforcer l’arsenal répressif qui est déjà, me semble-t-il largement suffisant.


Dupont Aignan
Vidéo envoyée par pqv

 


Avril 2006

 8 % c'est la progression des violences contre les personnes ( + 30 886 faits constatés ). Cette délinquance qui fut au coeur de la campagne présidentielle de 2002.

voir le fichier pour plus de détails http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/22/46/81/copie-1-delinquance-2005.wps.doc

 


 

Juin 2006

Décrue constatée sur 6 mois glissants.

Baisse sur Dijon et sa région de 3,44% en juin et - 4,30% sur six mois.

Baisse sur Beaune de la délinquance générale de 10,89% au premier semestre et baisse de 16,15%pour la délinquance de voie publique.

 


 

 

Par bobard - Publié dans : délinquance
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